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Les couleurs

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Par définition, la couleur est l'impression produite sur l'oeil par les diverses radiations constitutives de la lumière. Cette définition montre "clairement" qu'avant de pouvoir parler de couleur, il est bon de savoir ce qu'est la lumière et comment fonctionne notre oeil.

Les couleurs en général
Parmi les couleurs, il y a les trois couleurs principales: Bleu, Jaune, Rouge. Par après, il y a les couleurs secondaires, ainsi de suite. Toutes les couleurs peuvent être faites avec des mélange de couleurs diverses.

Le noir et le blanc.
Le noir et le blanc ne sont PAS des couleurs. Les 2 sont des absences de lumières, ils ne correspondent pas la vraie définition du mot ''Couleur'', selon l'étude américaine à l'université de Washington. Le noir et le blanc sont en fait des corps qui peuvent être distinct par tout les être vivant normaux, même les animaux ou les daltonien, contrairement au autres couleures habituelles.

Our Mission


La lumière
La lumière, au sens commun du terme, n'est que la partie visible (et infime) d'un phénomène plus vaste: les ondes (ou rayonnements) électro-magnétiques. Une onde électro-magnétique peut se définir par la donnée de sa longueur d'onde. C'est une grandeur qui s'exprime en unité de longueur, et elle peut varier du millionième de millionième de mètre au kilomètre.

Parmi les ondes électro-magnétiques que nous ne pouvons pas voir, il y a notamment les rayons X, les ultra-violets (responsables de notre bronzage), les infra-rouges (que nous ne voyons pas, mais que nous pouvons ressentir sous forme de chaleur), ou encore les ondes radio.

Notre oeil n'est sensible qu'aux rayonnements dont la longueur d'onde se situe grossièrement entre 0,38 et 0,75 millionièmes de mètre (0,38 à 0,75 micro-mètres, notés "µm"). Selon la valeur de cette dernière, nous percevons le rayonnement comme une lumière d'une certaine couleur. Voici une correspondance approximative entre couleurs et longueurs d'onde: 0,400 µm Violet
0,430 µm Indigo
0,470 µm Bleu
0,530 µm Vert
0,580 µm Jaune
0,600 µm Orangé
0,650 µm Rouge


Ainsi, si vous regardez une lampe qui émet une lumière de longueur d'onde 0,4 µm, vous la verrez violette. Si elle émet une longueur d'onde plus petite, vous ne verrez rien: c'est en-deça de ce que vous pouvez percevoir (en l'occurence, il s'agit d'ultraviolets).

Lumière monochromatique, lumière composée
On appelle lumière monochromatique une lumière constituée d'une seule longueur d'onde. Par exemple, une lampe n'émettant qu'un rayonnement de longueur d'onde de 0,57 µm émet une lumière monochromatique. Elle sera perçue comme une lampe jaune. On parle de couleur pure.

Une lumière composée est une lumière constituée de plusieurs longueurs d'ondes. La lumière solaire, par exemple, est composée: elle est constituée d'un ensemble continu de rayonnements. Une lampe émettant deux rayonnements de longueur d'onde 0,63 µm et 0,528 µm émet une lumière composée. Notre oeil la percevra, là encore comme une lampe jaune !

Les couleurs primaires, secondaires, tertiaires, fondamentales
Les couleurs primaires (dites aussi "principales") sont la donnée de deux ou trois couleurs permettant, par leur mélange, l'obtention de toute autre couleur du spectre visible. On utilise généralement 3 couleurs primaires, choisies de telle manière qu'on ne puisse pas obtenir l'une d'entre elles en mélangeant les deux autres.

Les couleurs secondaires sont obtenues par mélange en égales proportions de deux couleurs primaires. Les couleurs tertiaires sont obtenues en mélangeant en égales proportions une couleur primaire et une couleur secondaire.

La définition du terme "mélange" dépend du système dans lequel on se place: synthèse additive ou synthèse soustractive.

Les couleurs dites fondamentales sont les 7 couleurs de l'arc-en-ciel: violet, indigo, bleu, vert, jaune, orangé et rouge.

La synthèse additive
C'est le principe consistant à composer une couleur par addition de lumière. Lorsque dans une pièce plongée dans le noir, vous éclairez un mur blanc avec un spot rouge et un spot vert, à l'endroit où les deux faisceaux se coupent, la tache lumineuse sera jaune: c'est le résultat de la synthèse additive de la lumière rouge et de la lumière verte. La télévision, l'écran d'un ordinateur, les rayons lumineux suivent ce principe.

Notez qu'en synthèse additive, le mélange de deux couleurs donne toujours une couleur plus lumineuse. La synthèse additive est propre aux objets émetteurs de lumière.

En synthèse additive, le choix couramment fait est celui de 3 couleurs primaires: le rouge, le vert et le bleu.

3 couleurs primaires: rouge, vert, bleu.
3 couleurs secondaires: cyan, magenta, jaune.
6 couleurs tertaires: orange, vert citron, émeraude, bleu pervenche, violet, framboise.
L'addition des trois couleurs primaires donne du blanc.
Le noir est une absence de couleur.
La synthèse soustractive
Il s'agit du principe consistant à composer une couleur par soustraction de lumière. Lorsque vous mélangez deux couleurs au pinceau, la couleur obtenue est le résultat d'une synthèse soustractive. L'aquarelle, les impressions sur papier (imprimantes couleurs) utilisent ce principe.

En synthèse soustractive, on nous apprend (à l'école) que les trois couleurs primaires sont le bleu, le rouge et le jaune. Elles sont légèrement différentes de celles utilisées plus couramment: le cyan (bleu clair), le magenta (rouge-rose) et le jaune.

3 couleurs primaires: cyan, magenta, jaune.
3 couleurs secondaires: rouge, vert, bleu.
Les couleurs tertiaires sont les mêmes qu'en synthèse additive.
L'addition des trois couleurs primaires donne du noir.
Le blanc est une absence de couleur.
Notez que les couleurs primaires d'un système correspondent aux couleurs secondaires de l'autre, et vice-versa. Les couleurs tertiaires sont les mêmes en synthèse additive et soustractive.

Couleur complémentaire
Une couleur est la complémentaire d'une autre si le mélange des deux donne du blanc en synthèse additive ou du noir en synthèse soustractive. La complémentaire d'une couleur est la même dans les deux systèmes, additif ou soustractif. La complémentaire d'une couleur primaire est une couleur secondaire. La complémentaire d'une couleur tertiaire est une autre couleur tertiaire.

Exemples:

Complémentaire du jaune: bleu (bleu+jaune donne du blanc en synthèse additive, du noir en synthèse additive)
Complémentaire du violet: vert citron
Complémentaire du blanc: noir (dans ce cas particulier, n'oubliez pas qu'en synthèse soustractive, le blanc est une absence de couleur: c'est votre feuille blanche avant l'application de la gouache. L'obtention du noir se fait donc par ajout... de noir sur le fond blanc)
Roue chromatique
La roue chromatique est une disposition géométrique des couleurs primaires et secondaires sur le pourtour d'un cercle. Elle peut également contenir les couleurs tertiaires ainsi que d'autres couleurs intermédiaires ou variantes en intensité et saturation. L'ordre des couleurs permet de faire ressortir les points suivants:

Les couleurs primaires sont disposées à 120° les unes des autres.
Les couleurs secondaires sont entre deux couleurs primaires
Une couleur est toujours diamétralement opposée à sa complémentaire.
La roue chromatique est identique en synthèse additive et soustractive: ce sont les rôles des couleurs représentées qui changent (les couleurs primaires deviennent les couleurs secondaires et inversement).
L'oeil
Notre oeil est un organe complexe. La lumière qui provient d'un objet qu'on observe va pénétrer notre oeil par la pupille et exciter les cellules nerveuses qui tapissent la rétine, au fond de l'oeil. La rétine est notamment composée de cônes et de bâtonnets.

Les cônes sont des cellules qui réagissent à la couleur, mais pas à la luminosité. Ils permettent de différencier deux teintes. Trois types de cônes ont été découverts, chacun sensible à une certaine plage de longueurs d'onde: les cônes "S" sont plutôt sensibles aux bleus, les "M" plutôt aux verts et les "L" plutôt aux rouges. On aurait également découvert que chez un certain pourcentage d'hommes (10%) et de femmes (50%), il existe un quatrième type de cône sensibles aux oranges(1). De telles personnes ont une meilleure perception des nuances de couleurs dans les jaunes, oranges et rouges (personne dite "tétrachromate").

Les bâtonnets sont des cellules sensibles à l'intensité lumineuse: ils traduisent pour notre cerveau le degré de luminosité d'une lumière. Mais ils ne différencieront pas deux couleurs également lumineuses. Par ailleurs, les bâtonnets sont beaucoup sensibles que les cônes. De fait, lorsque nous sommes dans un endroit faiblement éclairés, nous avons du mal à distinguer les couleurs: les objets paraissent grisâtres.

La zone centrale de la rétine (appelée "fovea") n'est tapissée que de cônes. De nuit, sous le faible éclairage des étoiles et d'une lune réduite à un quartier, nous ne pouvons pas distinguer les objets qui sont droit devant nous. Pour que notre cerveau "comprenne" ce qu'il y a devant nous, il nous faut bouger les yeux, "balayer" la scène de façon à ce que les bâtonnets, absents de la fovea, "voient" ce qui nous intéresse. Une méthode bien connues des militaires...

C'est l'action combinée des deux types de cellules qui va nous permettre de distinguer une couleur d'une autre.

Deux lampes émettant des rayonnements différents peuvent très bien être perçues de la même couleur par notre oeil. Prenons le cas d'une lampe monochromatique émettant une lumière jaune: une telle lumière va exciter un peu les cônes M et un peu les cônes L. Ce que notre cerveau va traduire par une jaune. Si l'on prend une lampe émettant des rayonnements vert et rouge choisis, notre cerveau va percevoir la même couleur, car ceux sont les mêmes types de cônes qui seront excités de la même manière qu'avec une lampe monochromatique.

Les études semblent montrer que l'oeil est capable de discerner 300 000 couleurs, mais pas également "partout": l'oeil a une meilleure capacité à distinguer des nuances de verts ou de rouges que des nuances de bleus.

L'objet observé
Un objet que vous observez peut rentrer dans l'une des catégories suivantes:

L'objet est lui-même émetteur de lumière: c'est le cas d'une ampoule, de la flamme d'une bougie, du soleil, d'une surface phosphorescente...
Il réfléchit tout ou partie de la lumière qu'il reçoit: la lumière arrivant sur l'objet est renvoyée par sa surface vers notre oeil. La plupart des choses qui nous entourent se comportent ainsi: une table, un vêtement, un fruit, mais aussi la lune ou toute planète vue de la Terre.
Enfin, l'objet transmet plus ou moins partiellement, plus ou moins fidèlement, la lumière reçue: celle-ci traverse la matière de l'objet, est filtrée, et continue sa route vers notre oeil. Un filtre plastique coloré, une diapositive, les verres de lunettes de soleil en sont des exemples.
Un cas concret
En plein jour, une tomate mûre vous paraît rouge parce que sa peau est telle qu'elle ne réfléchit que la composante rouge de la lumière qui l'éclaire. Comme tout objet autour de vous, la tomate reçoit la lumière du soleil, plus ou moins filtrée par les nuages, plus ou moins forte, mais c'est une lumière blanche. Cette lumière est partiellement absorbée par la peau, et seule une partie se réfléchit. C'est cette partie que votre oeil voit. Pour que la tomate vous semble rouge, c'est qu'elle a absorbée les autres couleurs composant la lumière blanche.

People shouting at the world over megaphones; Size=240 pixels wide

Le mystère de la Tomate.

Si l'on plonge la tomate dans le noir, et qu'on l'éclaire avec un spot jaune ou magenta, le fruit nous semble toujours aussi rouge. En effet, la lumière jaune est formée de rouge et de vert, la lumière magenta de rouge et de bleu. La tomate absorbe tout sauf le rouge: son apparence n'a donc pas changé. Notez que la queue de la tomate - verte - apparaît noire sous un éclairage magenta, éclairage qui ne contient pas de vert.

Par contre, si l'on éclaire la tomate avec un spot vert ou bleu, elle semble noire. Pourquoi ? Parce que ni la lumière verte ni la lumière bleue ne contiennent de composante rouge. La tomate absorbe donc toute la lumière qu'elle reçoit, et ne réfléchit plus rien: elle paraît noire.

Pour la même raison, les voitures bleues dans les tunnels éclairés en jaune-orange vous paraîtront noires: ce n'est pas dû à la faible luminosité, mais bien au fait que la lumière jaune est entièrement absorbée par le capot bleu.

(1) Voir: "Color vision, perspectives from different disciplines" de Backhaus, Kliegl & Werner (De Gruyter, 1998), pages 115-116 et section 5.5 (amazon.com)
Sandrine Mary m'a précisé: "Ces recherches sont actuellement en cours et il faut donc être très prudent. Les chercheurs principaux sont Pr. Mollon, université de Cambridge et Pr. Jordan de l'université de Newcastle. Ils ont publié un article sur ce sujet en 1993 'Study of women heterozygote for colour difficiency' dans la revue Vision research. Je les ai contactés et ils me l'ont confirmé."